
lundi 14 février 2011
Un moment de grâce

mercredi 10 novembre 2010
PWE 2.0 / L'Amazone en tapis volant / Semiotics of Go


mardi 20 juillet 2010
Petit bilan humain de ma 1ère année comme auteur et auto-éditeur..
Ces dernières semaines ont été remplies d'émotion et les écrire en quelques lignes me fera du bien.
J'ai appris le décès de Vincent, de Trictrac, et je pense beaucoup à lui et à ses proches, Phal, bien sûr, Marie que j'avais rencontré à Cannes, et tous ceux qui le connaissaient mieux que moi. C'est lui qui avait écrit l'article très sympa de Trictrac sur Pur Week-End ; grâce à lui aussi que j'avais passé un vrai pur week-end pour les 10 ans de Trictrac. Je l'imaginerai bien longtemps, les cheveux et la barbe au vent, filant à vélo indéfiniment, et un bon millier d'amis tout autour de lui.
Cette année a en effet été, avant tout, une année de rencontres, et c'est vraiment ce que je retiens de mon entrée dans le milieu du jeu. Pampuck, d'Oya, qui m'a donné le courage d'autopublier en acceptant de distribuer Pur Week-End, m'a donné de nombreux conseils, m'a permis de partager son stand à Cannes, où j'ai fait tant de rencontres fantastiques, notamment celle de l'équipe de Festiludis, Joëlle, Serge et tous les autres.. Il m'a aussi amené à la webtélé de Trictrac, justement, ce qui m'a permis de faire connaître plus largement le jeu, dans un format professionnel, avec un Phal génialissime, une équipe tellement sympathique.. J'ai rencontré beaucoup d'auteurs et d'éditeurs de jeux, à Cannes, à Fort-de Mons, à Valence, à Saint-Marcel, aux dix ans de Trictrac.. Matthieu d'Epenoux, tellement généreux en conseils ; Philippe des Pallières, dont les compliments et les remarques sur PWE ont fait mouche ; et puis, les responsables de magasins, qui, partout (ou presque.. pauvres employés du Nain Jaune à Lyon...), m'ont accueilli et soutenu (merci Celidan Ludomancien, du Damier de l'Opéra à Paris ^^) en prenant 6, 12, parfois 18 exemplaires de PWE. Tous les joueurs aussi, forcément, qui ont testé et apprécié le jeu dans ces salons et l'ont emporté chez eux, me faisant parfois l'honneur de me demander une dédicace ! Enfin, dernière rencontre magique en date, Yaëlle, des éditions Patte d'Ourse, qui, dit oniriquement, m'a aidé à refaire le lacet de mon fils caché ;-), ou dit plus rationnellement, qui a fait tester Pur Week-End aux « Dixit boys », Jean-Louis Roubira et Régis Bonnessée, qui paraît-il l'ont beaucoup aimé. Elle m'a aussi encouragé à contacter Yves Renou, de Paille Editions, qui a rapidement décidé de mettre PWE à la suite de Dixit dans son catalogue... et comme il est actuellement en train de vendre à toute vitesse les derniers exemplaires de la première édition, tout cela m'autorise à envisager une deuxième édition ! (Probablement "tout public" cette fois-ci !). Les rencontres et les émotions ne font donc que commencer...
L'élaboration de cette deuxième édition est pour l'instant en balance avec le développement de trois autres projets de jeux auxquels je crois beaucoup (en terme de qualité et d'originalité de l'expérience). Je cherche donc des testeurs de jeux, des graphistes, illustrateurs, programmeurs pour appstore, et... des associés pour publier toutes ces œuvres !
dimanche 21 février 2010
Un jeu où l'on tue.. en conscience
edit : un post qui parle des avancées sur ce terrain : http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2011/12/05/tueriez-vous-une-personne-pour-en-sauver-cinq/comment-page-5/#comment-12787
jeudi 3 décembre 2009
Reconversion n°1
mercredi 21 octobre 2009
Oui-Oui ou win-win ?
Bordeaux – Bayern de Munich. Un Bordelais marque contre son camp à la sixième minute. Trente minutes plus tard il se « rachète » en marquant un magnifique but en reprise de volée du talon. En deuxième mi-temps, alors que Bordeaux mène 2 – 1 et joue à onze contre dix, le gardien allemand fait une bévue et provoque un penalty, contre lui-même, donc...
Dans le regard de Johann Gourcuff, au moment de tirer le penalty, on sent une profondeur étrange, un éclair de douceur... Il le tire, retenu, comme pour entraîner le gardien, qui, du coup, parvient à le repousser. La gaffe devient l'occasion de l'exploit.
Pourquoi Gourcuff n'a-t-il pas tiré ce penalty aussi fort que d'habitude ? Cela me rappelle... la dernière panenka célèbre, celle de Zidane en finale de la coupe du Monde 2006. En la réussissant magistralement, Zidane avait fait de ce penalty un chef-d'œuvre, le plus beau jamais tiré. Ce risque fou avait été sa première manière de dire : « Il y a plus important que la victoire », avant que son coup de boule sur Mate***** ne le confirme.
J'ai envie de croire que le penalty gentil de Gourcuff dit la même chose : il y a plus important que ce but, il y a la possibilité de ne pas humilier Butt, gardien adverse mais, avant tout, partenaire de jeu.
Ce soir, Gourcuff a été donneur d'honneur. Il ne s'agissait pas de la naïve gentillesse d'un Oui-Oui, mais d'une intelligente stratégie win-win, car pour les meilleurs, la seule façon de progresser est de faire progresser leur cadre d'expression. Qui leur en voudra ?
lundi 15 juin 2009
du papier et des crayons de couleurs
Malgré tout mon intérêt pour la création vidéoludique, je crois même qu'il s'agit d'un "anti-jeu-vidéo" !
Dans le jeu "Pur Week-End", tout d'abord on ne peut pas vraiment jouer tout seul : il faut être au moins deux pour jouer, mais c'est aussi très bien à 10 joueurs (voire plus si on fait des équipes de 3 ou si on crée de nouvelles cartes), au contraire des jeux vidéo, qui ont toujours tendance à limiter le nombre de joueurs simultanés, donc à créer un effet de rareté, de frustration, de pouvoir du possesseur sur les autres prétendants joueurs, donc d'exclusion et de "désintrégration" du groupe. Celui qui regarde jouer l'autre peut en vouloir au programme de lui avoir volé sa place d'opposant ludique. D'où la force symbolique des jeux vidéo, quand ils retournent dans la rue (Pacman, Mario Kart - cf. vidéo utilisée en test sur http://purweekend.fr/) : une bouffée de convivialité !
Pur Week-End est aussi un jeu d'impro et de tchatche : inventer des liens farfelus entre les cartes, trouver une chute bien douloureuse au récit d'un autre joueur... Aucun ordinateur n'est encore capable de nous affronter sur le terrain de l'humour et du langage.
Jeu ouvert au groupe, jeu qui voue une approche binaire à l'échec (il y a de la stratégie, mais elle est mise en balance avec le hasard, la rapidité et le sens de l'à-propos) ; enfin, jeu en carton, conçu et fabriqué sans exploitation, ni humaine ni naturelle.
Le pourrissage du week-end fictif de vos amis est donc une activité éthique !
